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L'H é p a t i t e C

Cette page vous propose des informations générales sur l'hépatite C :
les caractéristiques du virus, les modes de transmission de la maladie, son évolution et les traitements actuellement proposés.
Ce site est mis à jour régulièrement. Il tente de répondre aux questions que vous pouvez être amenés à vous poser.
Si vous souhaitez nous faire part de vos remarques, de vos observations ou si vous avez d'autres questions sur la maladie, n'hésitez pas à nous contacter. Certaines réponses à vos questions pourront éventuellement faire l'objet d'un développement et être mises en ligne dans la partie Questions-Réponses.


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Données fondamentales

Une lecture attentive de ces données est recommandée pour une bonne compréhension des exposés concernant les différentes hépatites.

Les cellules hépatiques

Les " cellules hépatiques " ou en langage médical " Hépatocytes

" constituent une grande partie du foie.
Les cellules hépatiques limitées par une membrane, contiennent :

  • un noyau central qui renferme les chromosomes = matériel génétique
  • de très nombreuses substances notamment les transaminases (ASAT et ALAT).

Relation entre virus des hépatites et cellules hépatiques

Les virus des hépatites pénètrent dans l'organisme soit par voie digestive (virus de l'hépatite A), soit par voie sanguine (virus de l'hépatite C, virus de l'hépatite B), soit par voie sexuelle (virus de l'hépatite B surtout, virus de l'hépatite C rarement). Ils vont pénétrer dans les cellules hépatiques et s'y multiplier.

Les nouveaux virus ainsi produits vont être libérés dans le sang et infecter les cellules hépatiques voisines. En règle générale, ce ne sont pas les virus eux-mêmes qui vont provoquer la destruction de la cellule. Ces virus modifient la cellule hépatique en y incorporant leurs propres structures. De ce fait, la cellule hépatique est repérée comme " étrangère " par les cellules spécialisées de défense de l'organisme qui vont la détruire (il s'agit du " système immunitaire " qui est essentiellement constitué de lymphocytes). Les conséquences d'une infection par un même virus sont très différentes d'un individu à l'autre en fonction de l'activité du système immunitaire de défense de chacun.

Hépatite aiguë

Selon le virus, le temps d'incubation* varie. Il s'agit d'une période totalement silencieuse où la quantité de virus n'est pas suffisante pour provoquer des signes ou perturber les résultats des prises de sang. Lorsque la quantité de virus devient suffisante, l'infection virale conduit à une destruction des cellules hépatiques et provoque une augmentation très importante des transaminases dans le sang qui peut atteindre 50 ou 100 fois plus que la limite supérieure des valeurs normales.

L'hépatite aiguë

peut être responsable d'une grande fatigue et d'une jaunisse ( ictère ) ou ne provoquer aucun signe (les troubles se limitant à une vague fatigue qui ne va pas alerter la personne). En cas d'hépatite aiguë, aucun régime alimentaire n'a d'utilité, (les œufs, le chocolat peuvent être difficiles à digérer mais n'ont jamais fait " mal au foie "). Par contre, il faut éliminer totalement les boissons alcoolisées et supprimer tous les médicaments non indispensables afin d'éviter tout facteur de toxicité hépatique supplémentaire.

L'évolution habituelle de l'hépatite aiguë est la guérison car les cellules de défense détruisent toutes les cellules hépatiques infectées ce qui permet d'éliminer le virus. Les transaminases redeviennent normales, les cellules détruites se régénèrent et le foie redevient normal. Deux virus (virus B dans 10% des cas et surtout virus C dans 80% des cas) peuvent toutefois avoir une évolution chronique qui fait la gravité de ces infections.

Dans certains cas (heureusement rares) d'infection par le virus de l'hépatite B ou A, toutes les cellules hépatiques sont détruites. Le foie ne peut plus efffectuer son travail. On parle alors d'hépatite fulminante qui risque d'évoluer vers le coma et la mort. A l'opposé, certaines hépatites aiguës n'entrainent que peu (ou pas) de troubles. Il s'agit souvent d'une simple fatigue transitoire qui passe inaperçue. Le risque est alors de méconnaître le diagnostic qui ne sera porté que plus tard alors que la maladie est chronique et évoluée.

Hépatite chronique

Par définition, on parle d'hépatite chronique lorsqu'une hépatite aiguë n'a pas guéri après 6 mois d'évolution. Les cellules de défense de l'organisme se révèlent incapables d'éliminer toutes les cellules infectées et le virus persiste au long cours dans le foie. Les transaminases restent donc élevées mais à un niveau très inférieur à celui qu'on observe en cas d'hépatite aiguë (les taux oscillent habituellement entre une et cinq fois la normale avec parfois des valeurs transitoirement normales ce qui peut faussement rassurer). Comme dans l'hépatite aiguë, les cellules détruites régénèrent. Toutefois, chez certaines personnes, va se développer progressivement une fibrose. La fibrose est un tissu cicatriciel irréversible (les cicatrices que l'on observe sur la peau après s'être coupé sont constituées d'un tissu blanchâtre, qui a perdu toute souplesse, qui ne disparaît jamais, qui est constitué de fibrose). La fibrose va délimiter progressivement des nodules : on parle alors de cirrhose.

la cirrhose et ses conséquences

Lorsque la cirrhose est constituée, il n'y a pas obligatoirement de troubles. Il peut même n'y avoir aucun signe. Toutefois, lorsque la fibrose progresse, elle finit par " étouffer " les cellules hépatiques normales et par entrainer des manifestations qui peuvent être graves :

  • Le cancer du foie :
    Les malades atteints de cirrhose ont un risque de développer un cancer du foie (qui est un cancer très rare en l'absence de maladie hépatique). Les cancers du foie de petite taille peuvent être guéris dans de nombreux cas alors que les cancers évolués sont malheureusement peu accessibles au traitement. Il est donc essentiel qu'un malade ayant une cirrhose se soumette à un dépistage régulier tous les six mois par une échographie hépatique et une prise de sang pour dosage d'une substance " alpha foeto protéine " parfois sécrétée par les cellules du foie lorsqu'elles deviennent cancéreuses.

  • L'insuffisance hépatique :
    Elle traduit une destruction importante du tissu hépatique fonctionnel. Le foie ne peut plus alors effectuer son travail et épurer les toxines de l'organisme. Les troubles sont constants et associent souvent une fatigue importante, une jaunisse, un amaigrissement. L'importance de l'atteinte du tissu hépatique fonctionnel est appréciée par le TP, ou taux de prothrombine.

  • L'hypertension portale :
    Le foie est traversé par une grosse veine au débit important : la veine porte qui draine le sang en provenance du tube digestif.
    En cas de cirrhose, le sang ne peut pas traverser le foie en raison des transformations tissulaires consécutives à la fibrose. La pression dans la veine porte augmente. Le sang va alors emprunter des itinéraires secondaires pour " court-circuiter " le foie. Il passe par des veines situées dans la paroi de l'œsophage. Ces veines se dilatent et se transforment en véritables varices : les varices oesophagiennes détectables uniquement par un examen de l'intérieur de l'œsophage à l'aide d'un tube souple (la fibroscopie).
    L'hypertension portale peut, par ailleurs, être responsable de l'accumulation de liquide dans la cavité abdominale : " l'ascite " traitée par un régime sans sel et des diurétiques, et qui nécessite parfois des ponctions.

Pour éviter ces complications, il est important de prendre en charge le plus tôt possible les malades ayant une infection virale du foie.



Virus

On savait depuis de nombreuses années qu'il existait des hépatites* survenant après transfusion de sang dues ni au virus de l'hépatite A ni à celui de l'hépatite B et qu'on appelait " hépatites non A non B ". Le virus de l'hépatite C (VHC )a été identifié en 1989 le système immunitaire d'un sujet produit des protéines appelées anticorps *. Dans l'organisme, certains anticorps permettent de guérir d'une infection (on dit qu'ils sont neutralisants). Les anticorps dirigés contre le virus de l'hépatite C ne permettent pas d'éliminer le virus. Ils ne sont pas neutralisants. Ils témoignent simplement d'une rencontre avec le virus, persistent quelle que soit l'évolution de l'infection, et sont utilisés comme moyen de dépistage chez les sujets à risques. Ces tests ne mettent donc pas en évidence le virus mais la réaction de l'organisme en réponse à l'infection virale. Pour affirmer la présence du virus dans l'organisme, il est nécessaire de le mettre en évidence dans le sérum où il est présent en faible quantité (virémie * de l'ordre de un million de virus par mm3). Cette faible virémie explique les difficultés de détection.

Le virus VHC est un virus dont le matériel génétique est un ARN* (acide ribonucléique). Sa détection n'est possible que par une technique d'amplification de l'ARN appelée PCR * (" polymerase Chain Reaction "). La positivité de la PCR ARN VHC * correspond donc à la mise en évidence du virus et affirme le caractère actuel de l'infection.
En France, les premiers tests de dépistage ont été rendus obligatoires le 1er mars 1990 chez les donneurs de sang. Un test plus élaboré et plus sensible dit de 2ème génération a été mis en place le 1er mars 1991 dans les centres de transfusion sanguine.

Le virus est difficile à cultiver et le seul animal qui puisse être infecté est le chimpanzé ce qui rend difficiles les recherches en laboratoire. Il existe plusieurs types de virus, répartis selon leurs caractéristiques génétiques et appelés " génotypes ". On reconnaît actuellement en France 3 génotypes principaux :

  • Le génotype 1 (1a,1b), le plus répandu, plus souvent retrouvé chez les patients contaminés par transfusion, est le plus résistant au traitement
  • Les génotypes 2 et 3, plus fréquents chez les malades contaminés par toxicomanie, sont les plus sensibles au traitement.

Epidemiologie

L'hépatite C est une maladie fréquente dont la prévalence mondiale (pourcentage de la population infectée) est d'environ 3 % (soit 500 millions de sujets infectés). On estime que la prévalence en France est voisine de 1 % soit 500 à 600 000 personnes ayant des anticorps anti VHC*. Environ un tiers d'entre elles ne sont pas encore dépistées et ne sont donc pas informées de leur affection.



Modes de contamination

a) La contamination essentielle est parentérale * :

c'est à dire qu'elle se fait par voie sanguine du fait du contact entre le sang d'un sujet contaminé et le sang d'un sujet indemne. On identifie 2 grands groupes d'individus à risques justifiant d'un dépistage systématique :

Malades transfusés avant 1991 , date à partir de laquelle des tests de dépistage fiables ont permis d'écarter systématiquement du don du sang les sujets contaminés. Actuellement, le risque est très faible et inférieur à 1/100 000 flacons de sang transfusé. Ce mode de contamination explique la fréquence avec laquelle les malades hémophiles transfusés avant 1991 ont été infectés (60 à 90%).

Malades toxicomanes : Il s'agit essentiellement de la toxicomanie intra-veineuse surtout par le biais du partage de seringues contaminées mais également par utilisation commune du matériel utilisé à la préparation de la drogue (cotons, cuillères). 60 à 90% des personnes ayant eu une période de toxicomanie IV supérieure à 1 an ont été infectés par le VHC. Il faut insister sur le fait qu'une seule injection constitue un facteur de risque majeur et doit conduire à un dépistage. Il a été démontré que le partage des pailles servant à la prise de drogue par voie nasale est également un facteur de contamination.

Le rôle des autres facteurs potentiels de contamination est difficile à évaluer.

  • Tatouages, acupuncture, piercing, surtout lorsqu'ils sont réalisés dans des conditions douteuses d'hygiène.
  • Mauvaise désinfection du matériel lors de gestes invasifs diagnostiques ou thérapeutiques surtout avant 1990.
  • A part, la piqûre accidentelle d'un professionnel de santé par une aiguille contaminée.

Les différentes études réalisées chez les sujets qui ont été exposés à ces situations ne retrouvent pas d'augmentation significative de prévalence d'anticorps* par rapport à la population générale. Ce sont de faibles facteurs de risques que l'on recherche lorsqu'aucun autre facteur n'a été mis en évidence mais il est très difficile de porter une conclusion définitive quant à leur responsabilité.

b) La transmission par voie sexuelle est très rare :

Elle est vraisemblablement liée à une exposition sanguine au cours d'un rapport sexuel. Ceci oppose le VHC* au VHB* où la transmission sexuelle est très fréquente parce que la charge virale B est beaucoup plus importante. Toutefois, il est conseillé de réaliser un test de dépistage et un dosage de transaminases* au conjoint d'un malade atteint du virus de l'hépatite C.

c) La transmission de la mère à l'enfant est inférieure à 5 %.

Là encore, un dépistage est recommandé chez le nourrisson lorsqu'il a atteint l'âge de 18 mois (délai nécessaire pour qu'il élimine les anticorps maternels).

d) Le cas particulier des malades co-infectés par le VHC et par le VIH* (Virus de l'Immunodéficience Humaine : agent du SIDA)

La découverte du VHC impose également un dépistage du VIH et du virus de l'hépatite B car ces deux virus peuvent également être transmis par voie " parentérale *". Les malades atteints du VIH qui ont également contracté une hépatite C se caractérisent par l'importance de la quantité de virus C circulant (en moyenne 10 fois plus importante que chez les malades qui n'ont pas d'infection VIH). Dans ce cas, la contamination sexuelle ou mère-enfant devient importante (15 à 20 %).


Evolution de la maladie en l'absence de traitement

Lorsque le virus est introduit par voie sanguine dans l’organisme, il va gagner le foie. Il provoque alors, après une période d’incubation moyenne de 2 mois, une hépatite aiguë. La plupart du temps cette hépatite aiguë passe inaperçue ou se manifeste par une simple fatigue qui n’inquiète pas le malade. Le sujet ne présente aucun signe apparent de la maladie et ne sait pas qu’il a été contaminé. Il ne l’apprendra éventuellement que plus tard lors d’un contrôle de routine ou lors de complications de la maladie du foie. Dans de rares cas (environ 10 % des cas), cette hépatite aiguë va se manifester par un ictère* (ou jaunisse) transitoire.

Après cette hépatite aiguë quelle soit ou non symptomatique*, 20 % des sujets guérissent spontanément sans séquelles. Ils éliminent définitivement le virus (la PCR ARN VHC* devient négative et les transaminases* se normalisent). Ils garderont toute leur vie des anticorps anti VHC* témoins du contact avec le virus.

Malheureusement, 80 % des sujets ne vont pas pouvoir éliminer le virus qui va persister plus de 6 mois dans le sérum et dans le foie (la PCR ARN VHC* reste positive). On parle alors d’infection chronique. Lorsque l’infection est devenue chronique, il n’y a plus de guérison spontanée possible.

Parmi les malades ayant une infection chronique, 20 % ont des transaminases normales. Dans la mesure où les transaminases en cas d’hépatite C sont fluctuantes dans le temps, plusieurs dosages sont nécessaires avant de conclure à cette normalité. On sait alors que les lésions au niveau du foie sont le plus souvent minimes. Il n’y a pas d’indication à faire une biopsie hépatique* ou à mettre en route un traitement mais il est essentiel de maintenir une surveillance pour ne pas méconnaître une poussée ultérieure qui conduirait à revoir cette attitude.

60 % des malades ayant une infection chronique ont des transaminases élevées. Ils présentent une Hépatite Chronique Active*. Le risque est alors que se développent progressivement des lésions de fibrose* plus ou moins sévères qui peuvent au stade ultime constituer une cirrhose*. Environ 20 % des malades ayant une Hépatite Chronique Active vont développer, après 10 à 40 ans d’évolution, une cirrhose*. Les facteurs conditionnant l’apparition et l’aggravation de la fibrose sont mal connus. La consommation régulière d’alcool est un facteur essentiel d’aggravation imposant l’arrêt total de toute consommation de boissons alcoolisées. Le risque d’une cirrhose est de se compliquer d’ un cancer du foie. Il n’y a aucun risque de cancer en l’absence de cirrhose. De ce fait, il est essentiel de mettre en route un dépistage du cancer primitif du foie (appelé carcinome hépato-cellulaire*) chez tout malade ayant une cirrhose ; Ce qui impose la réalisation tous les 6 mois d’une échographie abdominale et d’un dosage sanguin de l’alpha foeto protéine.


Le diagnostic

a) Le test " Elisa ".

Il s'agit d'une sérologie virale C à partsir d'une simple prise de sang. Ce test détecte des anticorps* dirigés contre le virus de l'hépatite C. Comme on peut le déduire des données vues plus haut, la positivité de ce test témoigne simplement d'un contact avec le virus, même ancien, et ne signifie pas obligatoirement qu'il existe une infection évolutive, puisque les anticorps sont présents en cas de guérison d'une hépatite aiguë*.

b) Comment interpréter le résultat du test ?

Le Sérodiagnostic Elisa est négatif :

Absence de contact avec le virus et arrêt des investigations. S'il existe une élévation des transaminases*, il faut rechercher une autre cause.

Le Sérodiagnostic Elisa est positif :

Un second test sera réalisé pour confirmer cette positivité. L'étape suivante sera de déterminer si le sujet a guéri d'une hépatite aiguë ou s'il est porteur chronique du virus.


c) En cas de positivité de la sérologie virale C

PCR VHC*:

Cet examen se fait à partir d'une simple prise de sang. Seule la mise en évidence de l'ARN* du virus permettra de savoir si le sujet a éliminé le virus après l'hépatite aiguë (guérison : ARN négatif) ou s'il s'agit d'une infection chronique (ARN positif).

Dosage des transaminases ALAT * (ou TGP)

Si les transaminases sont normales, il faut répéter les dosages à 3 reprises sur une période de 6 mois. En effet, dans une hépatite chronique virale C, les taux de transaminases* sont en règle peu élevés et fluctuants. Si les transaminases sont normales de façon répétée, le patient ne subira aucune investigation supplémentaire et n'aura pas de traitement. Dans l'avenir, des contrôles périodiques des transaminases seront effectués. Le patient doit être conscient qu'il est porteur chronique du virus et qu'il reste contaminant.

Si les transaminases sont élevées : L'indication d'un traitement sera évaluée en fonction de la sévérité des lésions du foie. Le seul examen permettant de déterminer ces lésions est la Biopsie Hépatique*.


Traitement

Le traitement a pour but d’éliminer le virus et d’améliorer l’état du foie. Il repose bien sûr sur des traitements spécifiques mais il est essentiel d’insister sur le mode de vie et notamment la consommation d’alcool. Les mesures préventives visant à éviter toute transmission de l’infection sont également essentielles.

Buts du traitement

Deux objectifs de traitement sont à considérer : L’éradication de l’infection virale Elle se juge sur la disparition de l’ARN viral lors du traitement (on parle de réponse au traitement). Lorsque le traitement est arrêté, l’ARN peut se repositiver (on parle alors de rechute). Ce risque de rechute est maximum dans les 6 mois qui suivent l’arrêt du traitement. Lorsque l’ARN reste négatif à 6 mois après traitement, on parle de réponse prolongée et le risque de rechute ultérieur est faible (moins de 5 %). L’amélioration de l’état hépatique Outre son action antivirale, le traitement améliore dans une certaine mesure l’activité et la fibrose hépatiques. Ainsi, même si le traitement ne permet pas l'élimination définitive du virus, il est bénéfique sur le plan histologique. Ceci justifie que chez certains malades, alors que l’ARN reste positif en cours de traitement (on parle alors de " non réponse ") le traitement est malgré tout poursuivi,.bien que lorsque l’ARN reste positif après 6 mois de traitement, les chances de réponse ultérieure sont faibles.

Qui traiter ?

En l'absence de contre-indication, la décision de traiter repose sur les résultats de la Biopsie Hépatique *. Certains malades qui ont une hépatite sans fibrose et très faiblement active ne justifient dans l’état actuel des données que d’une surveillance. Il en est de même des malades dont les valeurs de transaminases* sont constamment normales. L'Hépatite C évolue lentement et la décision de traiter n'est jamais une urgence, permettant d'attendre s'il le faut le moment opportun.

Comment traiter ?

En dehors d'un éventuel essai thérapeutique, le traitement repose sur l'association de deux antiviraux : l'Interféron (administré en injections sous-cutanées) et la Ribavirine (sous forme de comprimés).

L'Interféron est une substance synthétisée par l'organisme en réponse à une infection virale. L'IFN utilisé dans l'Hépatite C est une molécule de synthèse. Il n'est administrable que par injections. Deux molécules sont actuellement à disposition : L'Interféron standard administré à la posologie de 3 Millions d'unités X 3 par semaine et depuis 2001 l'Interféron Pégylé. L'IFN Pégylé est une molécule d'IFN standard que l'on a couplé à une molécule plus lourde de polyéthylèneglycol afin de retarder l'élimination du produit dans l'organisme. L'IFN pégylé a l'avantage de ne nécessiter qu'une injection sous-cutanée par semaine. Les effets indésirables de l'IFN pégylé sont sensiblement les mêmes que ceux de l'IFN standard : symptômes analogues à ceux de la grippe, fatigue, troubles de l'humeur, chute du taux de plaquettes. La fatigue (Asthénie*) et le syndrome pseudo-grippal (douleurs musculaires, articulaires, fièvre…) surviennent habituellement dans les heures qui suivent l'injection. L'importance de ces signes est très variable et imprévisible. Pour prévenir l'apparition du syndrome pseudo-grippal, on recommande la prise de deux gélules de 500 mg de paracétamol une demi-heure avant l'injection et d'effectuer cette injection le soir. Si nécessaire, la prise de paracétamol peut être renouvelée le lendemain (une gélule à 500 mg matin, midi et soir). La toxicité hépatique du paracétamol n'existe qu'à des doses supérieures à 3 grammes par jour qu'il ne faut pas dépasser.

Ces effets indésirables sont surtout marqués après les premières injections et diminuent d'intensité après quelques semaines. Cependant un certain degré de fatigue peut persister tout au long du traitement chez certains malades. Il est toutefois rare que cette fatigue limite l'activité sociale ou professionnelle. Les troubles de l'humeur sont fréquents pendant le traitement. Souvent ils se limitent à des manifestations discrètes d'irritabilité. Rarement il peut s'agir d'une véritable dépression pouvant nécessiter un traitement anti-dépresseur voire une interruption temporaire ou définitive du traitement.
Il peut exister avec l'IFN Pégylé des réactions cutanées au point d'injection. Il s'agit de placards rouges inflammatoires apparaissant quelques heures après injection et s'atténuant en quelques jours. Il s'agit d'une réaction normale, bénigne dont il n'y a pas lieu de s'inquiéter.
Des prises de sang régulières permettent de surveiller le chiffre de globules blancs et de plaquettes. Une chute des valeurs est habituelle. Si elle est trop importante (plaquettes < 50 000/mm3 ou polynucléaires neutrophiles < 750/mm3) il faudra diminuer les doses ou interrompre le traitement.
Enfin, la fonction de la thyroïde - glande à la base du cou qui régule la vitesse de nombreux métabolismes (on peut la considérer comme le " thermostat de l'organisme ")- peut être perturbée plus souvent dans le sens d'un ralentissement (hypothyroïdie) que d'une accélération (hyperthyroïdie). Avant traitement on peut individualiser les individus plus particulièrement à risque (porteurs d'anticorps anti-thyroïdiens avant traitement). Des prises de sang seront effectuées pendant toute la durée du traitement et jusqu'à 6 mois après l'arrêt de celui-ci afin de doser les hormones thyroïdiennes (TSH).
Les autres effets secondaires possibles sont nombreux mais de survenue plus rare. Il faut signaler au Médecin tout symptôme inhabituel.

Quelles chances de succes ?

La réponse prolongée (disparition de l’ARN viral persistant plus de 6 mois après l’arrêt du traitement) est obtenue en moyenne chez 40 % des malades. En fonction de données individuelles, le taux de réponse est compris entre 20 et 70 %. Les virus de génotype 1 sont plus résistants au traitement que les virus de génotype 2 ou 3. Une forte charge virale (supérieure à 3,5 millions /mm3) ou une fibrose hépatique importante sont aussi des facteurs de moins bonne réponse. Si le traitement n'est pas actif sur le virus au bout de 6 mois, les chances de réponse ultérieure sont faibles et le traitement peut être interrompu chez certains malades. En cas de fibrose importante, on peut également décider de le poursuivre malgré tout car le traitement a l'intérêt pendant 6 mois ou un an de stabiliser ou d’améliorer les lésions de fibrose au niveau du foie. Enfin, les malades n’ayant pas répondu ou ayant rechuté après traitement peuvent être traités dans le cadre de protocoles d’études. Ces protocoles visent à apprécier l'efficacité de nouveaux traitements.

Et les futurs traitements ?

Il existe une forme retard d'interféron qui s’appelle l’Interféron Pégylé et qui permet d’avoir une meilleure efficacité que l’interféron standard avec une seule administration hebdomadaire. La tolérance du traitement est identique avec toutefois parfois des réactions au point d’injection du médicament. Il est actuellement prescrit en cas de contre indication ou d’intolérance à la ribavirine. Dans les mois à venir, l'autorisation d'utilisation (A.M.M.) devrait être élargie à l’association avec la ribavirine, ce qui sera bénéfique notamment pour les malades qui ont des facteurs de mauvaise réponse. La recherche pharmaceutique est active pour tenter de mettre au point de nouveaux antiviraux comme des antiprotéases. Il pourrait alors être judicieux d’utiliser des associations de médicaments (à l’instar de ce qui est fait par exemple pour lutter contre le virus du SIDA).

Un vaccin ?

Il n'y a pas à ce jour de vaccin disponible. Les difficultés rencontrées pour la mise au point d'un vaccin protégeant de façon efficace sont importantes. Il n'existe en effet pas d'expérimentation possible chez l'animal en dehors du chimpanzé qui seul, avec l'homme peut développer la maladie. De plus, le virus est très variable et développe rapidement des mutations qui le rendent résistant à la protection immunitaire. Il peut par contre être conseillé de se protéger contre les virus des hépatites A et B pour lesquels un vaccin est disponible.


Hygiène de vie et prévention de la transmission du virus

A côté du traitement antiviral, d'autres précautions sont fondamentales. Il s'agit de l'hygiène de vie et des précautions à prendre pour éviter la contamination de l'entourage.

Le régime alimentaire

L'association d'une consommation d'alcool régulière et du virus majore de façon très nette les lésions au niveau du foie. Il est primordial d'arrêter totalement toute prise régulière d'alcool.La consommation occasionnelle et minime (une coupe de champagne à Noël…) est autorisée…
En cas de surpoids ou d'obésité, un régime amaigrissant peut être conseillé car ceci est un facteur de sensibilité hépatique.
Par contre, il n'y a aucune restriction alimentaire et tous les aliments (y compris les œufs, le chocolat, les sauces contenant du vin…) sont autorisés.

Les précautions à prendre pour éviter les contaminations de l'entourage

Qu'un sujet soit malade ou porteur asymptomatique * (non malade mais possiblement contaminant), il est indispensable de respecter certaines précautions élémentaires. La transmission de l'infection se fait par contact sanguin et la transmission du virus est possible chaque fois que du sang est introduit dans l'organisme à l'occasion d'une piqûre ou d'une brèche cutanée (par contre lorsqu'il n'y a pas de voie de pénétration telle qu'une plaie, même minime, il n'y a pas de risque).
Il faut donc éviter de partager des objets de toilette potentiellement contaminants comme les rasoirs, les brosses à dents, les coupe-ongles, le matériel d'épilation…..).
En cas de blessure, il est nécessaire de bien désinfecter la plaie à l'aide d'un antiseptique et de la protéger par un pansement. Bien penser à changer régulièrement de pansement en cas de saignement abondant. En cas de projection de sang contaminé sur un plan de travail ou des outils, il est recommandé d'effectuer un nettoyage à l'eau avec un détergent comme du liquide vaisselle par exemple. Aucune trace de sang ne doit persister. Il faut ensuite nettoyer avec de l'eau de Javel diluée au 1/2 ou 1/4 à partir de la bouteille de 1 litre.

Si une tierce personne soigne le malade infecté par le virus, il doit porter des gants en plastique. En cas de blessure , il faut ensuite désinfecter a zone lésée avec une solution de Dakin ou de bétadine en laissant tremper la plaie. Le matériel souillé par le sang ne doit pas être jeté aux ordures ménagères. Il doit être détruit ou placé dans un récipient protecteur hermétique.
Si ces précautions simples sont bien prises,il ne faut pas avoir d'inquiétude : l'Hépatite C ne se transmet pas par la salive ni par la sueur ni par une poignée de main, aucune désinfection particulière n'est donc à prévoir pour la vaisselle (verres, couverts, assiettes…). On sait qu'il s'agit d'une maladie peu transmissible à l'entourage comme en témoigne la négativité des sérologies effectuées dans la famille d'un malade. Il ne faut pas avoir de craintes exagérées concernant la transmission du virus…aux petits enfants par exemple.

Vie sexuelle

Le virus C est peu transmissible par voie sexuelle mais cette transmission peut survenir occasionnellement. Seul l'usage du préservatif masculin permet d'éviter tout risque. Lors des relations sexuelles, l'usage de préservatifs est recommandé :

  • de façon systématique en cas de partenaires multiples, (ceci est de toute façon indispensable pour se protéger de la transmission du virus du SIDA et des autres maladies sexuellement transmissibles).
  • pendant les périodes de règles et/ou en cas de lésions génitales (infections, mycoses, rapports traumatisants) pour un couple stable.

On recommande une sérologie virale C chez le partenaire sexuel d'un sujet contaminé ainsi que chez les enfants lorsque la mère est porteuse du virus (risque lié à la contamination lors de l'accouchement).

En société

Il n'existe aucune contre-indication à vivre en collectivité. Il est indispensable de prévenir le personnel soignant (médecins, chirurgiens, infirmiers, dentistes…..) du risque de contamination lorsqu'ils effectuent leurs oins. Les dons du sang, dons de sperme et d'organes ne sont pas autorisés. La procréation médicament assistée est possible lorsque l'un des membres du couple est infecté uniquement dans certains centres.


Glossaire

Anticorps :

outil de défense immunitaire de l'organisme produit par les lymphocytes B, possédant la propriété de se combiner à une substance étrangère indésirable (l'antigène) afin de la neutraliser. Si l'antigène est un virus, certains anticorps permettent de tuer les virus (anticorps neutralisants comme par exemple l'anticorps antiHBs dans l'hépatite B ou l'anticorps anti hépatite A) alors que d'autres n'ont pas d' effet sur la multiplication des virus et témoignent simplement du contact avec celui-ci (anticorps non neutralisants tels que par exemple l'anticorps anti-HBc dans l'hépatite B ou les anticorps détectés dans l'hépatite C).

Asthénie :

état de fatigue généralisée.

Asymptomatique :

qui ne présente aucun signe clinique spécifique de la maladie.

Cirrhose :

La cirrhose est la conséquence d'une lésion prolongée des hépatocytes. Elle associe un tissu cicatriciel fibreux (fibose) et des amas cellulaires (nodules) ne respectant pas l'architecture initiale du foie. Cet état est irréversible et le risque est de développer un cancer du foie.

Cytolyse :

Elévation des transaminases liée à une destruction des cellules hépatiques et à une libération d'enzymes dans le sang.

Fibrose :

tissu cicatriciel se développant lorsque les cellules hépatiques ont été lésées.

Hépatite :

Une hépatite est une inflammation du foie dont la cause la plus fréquente est une infection par un virus. Il peut y avoir une hépatite secondaire à des toxiques (alcool par exemple) ou à des médicaments.

Hépatite aiguë :

survient au moment du contact de l'organisme avec le virus. Elle peut se traduire cliniquement par un ictère (ou jaunisse) ou par une simple fatigue. Dans le cas de l'hépatite C, l'hépatite aiguë est le plus souvent asymptomatique c'est à dire inapparente. Une hépatite aiguë est transitoire et disparaît en quelques semaines.

Hépatite chronique :

Par définition, on parle d'hépatite chronique lorsque les transaminases restent élevées sur une période d'au moins six mois. L'hépatite A ne donne jamais d'hépatite chronique, l'hépatite B est responsable d'hépatite chronique dans 5-10% des cas, l'hépatite C cause une hépatite chronique dans 80 % des cas.

Hépatite chronique active :

Caractérisée sur le plan biochimique par la présence de l'ARN viral dans le sang témoin de la réplication du virus et par une cytolyse persistante (transaminases élevées). Elle se traduit sur le plan histologique par une inflammation persistante au niveau du foie pouvant aboutir, selon la sévérité, à une destruction des hépatocytes et risquant d'évoluer vers une fibrose puis une cirrhose et un cancer du foie.

Hépatite virale :

Inflammation du foie réactionnelle à une agression par certains virus. L'hépatite C est une réaction de l'organisme au virus C. Quatre autres virus peuvent aussi entraîner une hépatite : A, B, D et E.

Hépatocyte :

cellule du foie qui en assure les principales fonctions.

Hépatomégalie :

augmentation de volume du foie

Ictère ou jaunisse :

coloration jaune de la peau et des muqueuses liée à l'accumulation de bilirubine dans le sang.

Inflammation :

réaction locale à une agression. En cas d'hépatite, l'inflammation se traduit par une infiltration de cellules immunologiques (lymphocytes) dans les espaces porte et à l'intérieur des lobules.

Interféron :

protéine de défense produite par l'organisme en réponse à une infection virale. Les interférons utilisés dans le traitement des hépatites chroniques sont des produits de synthèse.

P.C.R. :

La Polymérase Chain Reaction est une technique d'amplification génique utilisée pour détecter l'ARN ou l'ADN d'un virus dans le sang.

Ponction Biopsie Hépatique :

prélèvement d'un fragment de foie afin d'en réaliser l'étude histologique.

Réplication :

la réplication virale est la multiplication du virus.

Transaminases ou aminotransférases :

les transaminases ALAT et ASAT sont des enzymes contenues dans les cellules du foie. Lorsque ces cellules sont lésées, elles libèrent une partie de leur contenu dans le sang ce qui se traduit par une élévation des transaminases.

V.H.C. :

Virus de l'Hépatite C

Virémie :

présence de virus dans le sang

Virus :

Un virus est un micro-organisme constitué d'un matériel génétique (ADN ou ARN) et entouré d'une enveloppe protectrice. Il ne peut se reproduire qu'à l'intérieur d'une cellule vivante aux dépens de l'organisme qu'il parasite. Cinq virus ont été identifiés comme responsables de la majorité des hépatites : il s'agit des virus A, B, C, D et E. Les modes de contamination diffèrent selon le type de virus. Les virus A et E sont transmis par l'eau et les aliments souillés. Les virus B et D le sont par le sang et les relations sexuelles.



Questions-Réponses

Afin de répondre aux principales questions que vous vous posez sur la maladie nous vous orientons d'ores et déjà vers deux sites Internet. Ces sites proposent des réponses aux questions les plus couramment posées sur l'hépatite C.
Si toutefois après consultation de ces sites et de leur " Foire aux Questions " certaines de vos interrogations demeuraient sans réponse, vous avez la possibilité de nous contacter en nous laissant un e-mail. A condition que cette question n'ait pas un caractère personnel et qu'elle présente un intérêt pour d'autres patients, nous tenterons d'y répondre sur ce site.



Comment se déroule une PBH ?

*Information remise au malade devant avoir une biopsie hépatique dans le Service des Maladies du Foie-CHU Pontchaillou-Rennes.

Votre médecin vous a peut-être proposé de réaliser une ponction biopsie hépatique : de quel examen s'agit ?
Une biopsie hépatique est un examen qui permet d'obtenir un prélèvement de foie afin d'en effectuer l'étude histologique (analyse de la structure au microscope).
Cet examen est le seul qui permette de juger de la gravité de l'atteinte hépatique (évaluation du stade de fibrose).

a) Réalisation de la biopsie :

L'examen est réalisé dans une salle d'échographie. Une échographie permet de choisir le point de ponction qui se situe à droite entre les deux dernières côtes, à la base du thorax. Vous serez allongé sur le côté gauche et on vous demandera de mettre le bras derrière la tête. Une fois le site repéré, une anesthésie locale à la xylocaïne est réalisée. Après quelques minutes d'attente, la biopsie peut commencer à l'aide d'une aiguille. Ce prélèvement est ensuite adressé au laboratoire d'histologie afin d'être étudié au microscope. La biopsie en elle même est peu douloureuse. Certains malades ressentent une sensation de " coup de poing ". Dans les minutes qui suivent, il n'est pas rare d'observer des douleurs du côté droit ou de l'épaule à type de " point de côté ", d'intensité variable. Elles durent habituellement moins d'une heure et sont généralement très modérées. Un comprimé contre la douleur vous sera donné si besoin. Après la biopsie, vous serez reconduit dans votre chambre. Vous devrez rester allongé pendant six heures sans vous lever (couché sur le côté droit pendant la première heure.

Réalisation de la Ponction Biopsie Hépatique à l'aide d'une aiguille. Ce geste en lui-même dure environ 3 à 4 secondes.

b) Préparation de l'examen.

Une hospitalisation de 48 heures est nécessaire avec admission la veille du geste. Vous serez à jeun. Une heure avant la biopsie, on vous donnera un comprimé sédatif afin de vous détendre, si nécessaire. Une prise de sang est nécessaire pour s'assurer de la bonne coagulation du sang. Elle sera réalisée au début de votre hospitalisation. Certains médicaments dont l'aspirine (anticoagulants, antiagrégants) peuvent modifier la coagulation du sang et majorer les risques hémorragiques de la ponction. Il faut signaler au médecin toutes vos prises médicamenteuses. Il ne faut pas prendre d'aspirine (Acide acétyl-salicylique) dans les 10 jours qui précèdent le biopsie (attention : plus de 50 médicaments contiennent de l'aspirine).

c) Surveillance et complications possibles :

Tout acte médical, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit dans des conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et de la réglementation en vigueur, comporte un risque de complication.

Les complications de la biopsie hépatique sont rares et dominées par le risque d'hémorragie (risque évalué à moins de 1/1000 biopsies). Dans la majorité des cas, cette hémorragie se manifeste par un hématome du foie qui ne nécessite pas de traitement particulier mais qui prolonge l'hospitalisation pour observation. Des transfusions de sang ou de dérivés sanguins sont parfois nécessaires. Dans des situations exceptionnelles, l'hémorragie est grave pouvant nécessiter une intervention chirurgicale d'extrême urgence. Le risque hémorragique peut être majoré lorsqu'il existe des troubles de la coagulation ou du fait de certaines maladies du foie. Les autres complications sont rares et moins graves. Il s'agit notamment :

  • de blessure de la plèvre responsable d'un pneumothorax qui nécessite une prolongation de l'hospitalisation ou un drainage.
  • de blessure d'un organe de voisinage (notamment de la vésicule biliaire, ce qui entraîne un épanchement de bile intra abdominal pouvant dans certains cas nécessiter une intervention chirurgicale).

Toutes ces complications surviennent en général dans les 2 premières heures qui suivent l'examen et expliquent les raisons de la surveillance. Votre sortie sera autorisée le lendemain matin, après visite du médecin ou de l'interne du service. Le risque de complications au delà de 24 heures est négligeable, on peut toutefois conseiller d'éviter pendant 2 à 3 jours toute activité physique intense et tout voyage vous éloignant d'un centre de soins. Un endolorissement au point de ponction est normal pendant quelques jours. Par contre, si vous constatez des signes inhabituels après votre sortie du service (selles noires et liquides, malaise, douleur abdominale diffuse, douleur à la respiration profonde ), vous devez consulter votre médecin traitant, contacter le médecin ayant réalisé la biopsie.

En l'absence de problèmes, la sortie est autorisée dès le lendemain matin après visite du médecin.

Dans tous les cas, les avantages et les risques éventuels d'un tel geste vous seront clairement exposés par votre médecin lors d'une consultation précédente et il vous sera remis à signer un consentement écrit.


Injection sous cutanée par stylo pré- rempli d’interféron

Votre médecin vous a prescrit un traitement par Interféron en sous-cutané. Voici quelques recommandations avant d’effectuer ce geste :

  • Travailler sur un plan propre et dans un endroit calme
  • Réunir le matériel nécessaire
  • Coton et antiseptique cutané
  • Stylo injecteur pré-rempli
  • Aiguille
  • Tampon alcoolisé
  • Collecteur d’aiguilles
  • Vérifier la date de péremption du produit
  • Se laver soigneusement les mains avec du savon, les sécher avec une serviette propre et sèche
  • Retirer le capuchon protecteur du stylo et désinfecter avec le tampon alcoolisé la membrane en caoutchouc
  • Retirer la languette de protection de l’aiguille
  • Pousser l’aiguille sur le stylo (la partie arrière de l’aiguille va percer la membrane)
  • Visser solidement l’aiguille en la tournant dans le sens des aiguilles d’une montre
  • Retirer la protection externe de l’aiguille
  • Retirer prudemment la protection interne de l’aiguille. Celle-ci étant désormais à découvert, être prudent pour les manipulations
  • Purger l’aiguille : tenir le stylo vers le haut. Tourner le réservoir dans le sens des aiguilles d’une montre jusqu’à sentir un déclic.Appuyer à fond sur le bouton poussoir. Une goutte de solution apparaît à l’extrémité de l’aiguille. Si ce n’est pas le cas, renouveler les étapes
  • Replacer le capuchon protecteur du stylo, la flèche repère bien en place
  • Régler la dose à injecter : tenir le stylo horizontalement. Tourner le capuchon dans le sens des aiguilles d’une montre. Le bouton poussoir monte et indique la dose
  • Vérifier si la dose est correcte. Dans le cas contraire, tourner le capuchon en arrière jusqu’à ce que le bouton poussoir soit revenu à sa position initiale et recommencer
  • Le stylo est prêt pour l’injection
  • Désinfecter la zone d’injection
  • Retirer le capuchon protecteur du stylo
  • Insérer l’aiguille sous la peau perpendiculairement, sans pli cutané
  • Enfoncer complètement le bouton poussoir
  • Laisser l’aiguille en place quelques secondes puis la retirer
  • Replacer la protection externe de l’aiguille, dévisser celle-ci complètement
  • Jeter l’aiguille coiffée de sa protection dans le collecteur d’aiguilles
  • Replacer le capuchon protecteur du stylo en vérifiant que la flèche repère soit bien en place
  • Noter qu’il est normal qu’à la fin du stylo (2 semaines de traitement) il reste une petite quantité de produit (marge pour purge)

Autres sites Internet

Ministère de l'Emploi et de la Solidarité

http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/hepatitec/index.htm

Ce site fait le point de façon exhaustive sur la maladie, les connaissances actuelles, les traitements. Il répond à des questions d'ordre social ou juridique et fournit de nombreuses adresses de Réseaux ou d'Associations.


Réseau Hépatite C Marseille-Provence-Alpes du Sud-Corse

http://www.hepatite-c.org

Ce site donne de très nombreuses informations pratiques, médicales, sociales ou juridiques sur l'hépatite C. Une page propose aussi des coordonnées d'Associations et des liens avec d'autres sites Internet sur ce thème.


Hepatoweb

http://www.hepatoweb.com/

Ce site répertorie les principaux sites traitant de l'hépatite C.


Société Nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE)

http://www.snfge.asso.fr/

Un moteur de recherche sur le site de la SNFGE permet d'accéder à des références bibliograhiques sur l'hépatite C.

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